Les circuits fantômes

Par Henri T. et Pascal. O

Les lignes cuivre ont été depuis l’origine un moyen couteux pour transporter l’information. Des astuces ont été déployées pour maximiser la capacité des circuits existants nous pouvons citer  par exemple l’utilisation de la BLU qui réduit la bande nécessaire (voir article correspondant) ou la mise en œuvre de canaux harmoniques pour faire transiter plusieurs flux sur le même support (voir article sur termineur).

Une autre astuce a été utilisée pour disposer de trois lignes téléphoniques en n’ayant que deux lignes physiques : il s’agit du circuit fantôme. Nous allons voir comment cela fonctionne.

Prenons  l’exemple de deux sites reliés par deux lignes téléphoniques, Il est donc possible d’acheminer deux conversations simultanément :

les deux lignes 1 et 2 sont équipées de translateurs à chaque extrémités. Le signal  (I1 ou I2) est reconduit au travers des translateurs et des lignes vers les deuxièmes extrémités.

Pour créer le circuit fantôme, on sort les point milieux des translateurs des deux lignes pour créer les deux postes fantômes

En l’absence de communication entre les postes fantômes rien ne change pour les lignes 1 et 2

Si une communication est établie entre les postes « fantôme », le courant du signal correspondant I3 est réparti via les points milieu des translateurs en deux courants de sens opposés et de valeur I3/2. De ce fait rien n’est perçu sur l’autre enroulement des translateurs des lignes 1 et 2. Le translateur en réception côté circuit fantôme est traversé par deux courants de même sens et de valeur I3/2. De ce fait, il reçoit un courant I3 qui correspond au courant produit par le poste emetteur, sans que les postes des ligne 1 et 2 ne soient perturbés.

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